PETIT 

   A  P'TIT

23 février 2012

Site mis à jour le
21 février 2012


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La charte de l'association

Aide aux enfants et adolescents des rues d’Antsirabé Madagascar


Petit à p'tit

 

 

ILS ONT BESOIN DE NOUS TOUS


 Le projet PETIT A P'TIT est conduit par l' association française du même nom, au profit direct d'un centre d'acceuil, d'orphelinat ou autres centres d'ANTSIRABE A MADAGASCAR,


 L’association française a été créée en 2009 suite à un voyage, des rencontres et le désir commun d’un groupe de personnes d’agir et de s’investir auprès des enfants vivant dans les rues d’Antsirabé, à Madagascar.

Elle a pour but de concrétiser l’initiative d'association à Madagascar plus précisement à Antsirabé et de participer activement au développement social sur le terrain, en osmose avec la population.

Les associations malgaches se sont engagés concrètement, et participent à l'amélioration des conditions de vie actuelles des enfants dans les rues d'Antsirabé.

A leur échelle, avec leurs propres moyens, ils aident dans la mesure du possible les enfants des rues malgaches à avoir une perspective de vie autre que la mendicité. Une chance d’avenir…

Les membres des associations soutenues par petit à ptit, s’investissent à Madagascar depuis quelques années déjà, chacun à leur façon. Leur expérience, la connaissance du pays, de la culture et de la problématique de la pauvreté leur permettent de mettre en place des actions adaptées aux besoins réels et reconnus.

Nous espérons un progrès social durable pour tous. Nous savons qu’un tel progrès se construit petit à petit, par l’engagement dans des actions locales concrètes, avec la participation volontaire des populations concernées.

Chacun avec ses propres compétences peut apporter sa pierre à la construction de cet édifice.

C’est pourquoi nous, membres volontaires de petit à ptit, soutenons aujourd’hui des orphelinats, centres ou maisons d’accueil pour ces enfants qui survivent, seuls.


 


 


 Les enfants des rues d’ Antsirabé

Antsirabe, Madagascar

Située au Sud de l’Afrique, dans l’Océan Indien, proche de la Réunion et de Mayotte, Madagascar est l’une des plus grandes îles du monde.

Elle possède de grandes richesses naturelles, telles que des pierres et du bois précieux, de la vanille, du café et des clous de girofle… ainsi qu’une faune et une flore unique au monde.

Malgré cela, elle est aussi un des pays les plus pauvres du monde, la majorité de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Le faible développement économique engendre des carences sociales, sanitaires et alimentaires.

La natalité élevée en fait un pays jeune mais qui ne peut assumer tous ses enfants (environ 50% de la population a moins de quinze ans).


 Antsirabé est la deuxième grande ville de Madagascar. Elle est située à 1500m d’altitude sur les Hauts Plateaux, au sud de la capitale.

La pauvreté et un exode rural important ont fait d’Antsirabe une ville « peuplée » de nombreuses familles sans domicile, dormant sous des bâches en plastique dépliées le soir, et mendiant la journée. De ce fait, beaucoup d’enfants errent chaque jour dans les rues, en quête d’argent et d’occupations.

Les enfants des rues

Les causes de cette errance des enfants malgaches sont multiples et souvent liées entre elles:


 

Familiales : Familles disloquées. Abandon. Décès d’un ou des parents. Maltraitance.

Sociales : Enfants de mendiants, de prostituées, de prisonniers.

Adolescents délinquants rejetés. Enfants handicapés

Economiques : Le manque de nourriture et la vie précaire de la famille nombreuse incite l’enfant à mendier et à tenter sa chance seul.

L’enfant travaille, gagne sa vie et se détache de sa famille.


 

Plus les enfants passent de temps à vivre dans la rue, plus ils y prennent certaines habitudes, comme l’absence totale de contraintes. Pourquoi écouteraient-ils un adulte alors qu’ils vivent librement? Ils font l’expérience progressive de la rue, confronte les avantages et les inconvénients, et choisissent l’indépendance et la « famille de la rue », même si cela signifie aussi subir la faim, les intempéries et la violence.

 

Même lorsque les familles sont présentes, ils apprennent à être indépendant dès leur plus jeune âge, assumant des responsabilités d’adultes. Ces enfants ont depuis longtemps appris à ne compter que sur eux-mêmes pour se nourrir, principalement par la mendicité, mais aussi par le vol.

De nombreuses carences alimentaires et le manque d’hygiène affaiblissent leur corps et favorisent le développement des maladies. Dans ce contexte, ils ont développé de grandes compétences orientées vers la survie, car les maladies et les risques sont bien réels.

Livrés à l’indifférence générale, ils ont peu de chance de trouver assistance, sauf auprès des leurs. La violence et les risques étant présents, « l’union fait la force ».

Les aînés ont parfois une influence très forte, qui est à double tranchant : ils protègent, mais peuvent aussi entraîner dans la délinquance, parfois sous la menace. Les enfants des rues sont chaque jour confrontés à des risques de vol, de racket et d’agression par les plus grands. La délinquance et la prostitution sont parfois le seul moyen pour eux de survivre.

Mais ils restent malgré tout des enfants…

Ils jouent, ils rient. Ils recherchent le contact, la sécurité et la reconnaissance. Ils ont besoin d’un abri et d’une perspective de vie. Ils ont des compétences qu’ils désirent utiliser afin de montrer qu’eux aussi sont utiles.

Les enfants des rues vivent dans le dénuement le plus complet et, à ce titre, ne jouissent plus du tout ou seulement partiellement de leurs droits fondamentaux.

L'idée d'un "développement physique, intellectuel, moral, spirituel et de dignité" comme un droit pour tous, et la capacité de se projeter dans l'avenir sont bien souvent totalement hors des préoccupations de ces enfants qui ne peuvent penser plus loin que la quête du prochain repas.

Notre souhait est de restituer à ces enfants le droit de rester des enfants.

 

Objectifs du projet

La population visée

Ce projet est tourné vers les enfants et adolescents des rues d’Antsirabe, qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, totalement livrés à eux-mêmes, et qui souhaitent être guidés par un adulte pour un avenir plus ouvert.

Les enfants concernés par ce projet:

sont âgés essentiellement de 0 à 18 ans

vivent et dorment dehors quotidiennement ou presque

sont peu ou ne sont plus pris en charge par leur famille

demandent à être aidés ou sont reconnus être en danger

Les objectifs généraux

Répondre aux besoins fondamentaux

Offrir une perspective de vie

Les objectifs opérationnels

Héberger - Nourrir - Soigner

Permettre des conditions d’hygiène et de développement

Réduire les risques - Garantir la sécurité physique et morale

Alphabétiser - Faire émerger les savoir-faire

Favoriser l’insertion sociale - Favoriser l’insertion professionnelle

Développer l’estime de soi - Vivre dans le respect de soi et des autres

Donner un sens à sa vie - Devenir acteur de sa vie

Insuffler l’élan pour un développement durable

 

Description du projet

Orientation éducative

Nous considérons les enfants comme étant les principaux partenaires.

Nous développons une pédagogie « participative » qui implique les enfants dans les actions qu’ils sont capables de prendre en charge. Mieux que quiconque, ils connaissent leurs problèmes et ils sont donc les mieux placés pour proposer des solutions adaptées et efficaces.S’appropriant le projet, c’est-à-dire le comprenant et l’acceptant, ils n’en intègrent que mieux les règleset les enjeux.

Un projet éducatif détaillé est en cours d’élaboration. Il est basé sur des connaissances théoriques, mais aussi sur la réalité du terrain et sur le contexte socioculturel malgache. Il se doit d’être proche des réalités quotidiennes. Nous nous appuyons sur notre expérience, mais toujours en observant et en nous adaptant.

Le lieu d’accueil


 Chaque maison, centres ou orphelinats soutenues par notre association doit accueillir des enfants de 0 a 18 ans dans des maisons ou locaux avec un maximun de 20 enfants . C’est une orientation importante du projet. Nous considérons en effet qu’il est essentiel de créer un lieu de vie où chacun peut trouver sa place. Etre peu nombreux favorise l’attention, l’écoute et le partage. Nous permettons ainsi à chacun d’avoir un espace pour s’épanouir, à côté des autres mais sans en être étouffé.

Nous créons un lieu qui permette tout d’abord de répondre aux besoins immédiats :

Dormir au chaud et en toute sécurité,

Manger quotidiennement une nourriture équilibrée,

Se laver et laver ses vêtements  pour lutter contre les maladies et les infections, et avoir une meilleure image de soi-même,

Se soigner pour ne pas laisser se développer les infections et autres maladies,

Etre écouté  pour se sentir exister et reconnu,

Etre en aimer pour s’épanouir.

Combler les besoins vitaux est la première phase, essentielle, de la prise en charge des enfants qui sont accueillis. Parallèlement, nous mettons en place un

cadre humain et physique protecteur et servant de repères. Une équipe éducative encadre en permanence les enfants.

Nous développerons des lieux de vie où le respect de soi et des autres, et la participation de tous sont les principes de base.

Chacun s’investit dans la maison, fait chaque jour une tache différente, est actif.

Ce système permet, au-delà de l’organisation, une indépendance progressive des enfants qui vont chaque jour consulter le planning, faire leur tâche spontanément, discuter les remplacements… Nous créons un espace de discussions concernant la vie quotidienne, le règlement et l’organisation.

Nous encourageons la communication et la responsabilisation:

Nous visons l'épanouissement physique, affectif, intellectuel et social.


 

 

La santé

Au vue de notre expérience, les problèmes de santé les plus fréquemment rencontrés chez les enfants des rues d’Antsirabe sont :

Les carences et faiblesses liées à la malnutrition,

Les staphylocoques et autres infections cutanées dus au manque d’hygiène et à l’impossibilité de se soigner (tous les soins étant payant),

Les plaies,

Les diarrhées,

Les caries,

Les foulures.

De nombreux cas de tuberculose sont régulièrement découverts à Antsirabe. Le dépistage et les soins sont dispensés à l’hôpital municipal (payant).


 Nous préconisons :

Alimentation régulière, suffisante et équilibrée,

Cures de spiruline, algue très riche en protéine, efficace en cas de malnutrition,

Apprentissage de l’hygiène,

Sensibilisation des adolescents aux MST et du VIH en collaboration avec des associations locales spécialisées,

Dépistage de la tuberculose et du VIH,

Vaccination, contre la tuberculose et la fièvre typhoïde principalement.

Les centres, maisons ,,, doivent avoir une pharmacie de base permettant de soigner les enfants sur la structure lorsqu’il s’agit de plaies et d’infections mineures.


 La scolarité

La plupart des enfants des rues sont illettrés. Les frais scolaires sont souvent hors de portée des familles, et la majorité n’a jamais fréquenté un établissement scolaire. Or il est fondamental que chacun accède à la lecture et à l’écriture, ainsi qu'à la langue française indispensable dans ce pays.

L’expérience a montré à quel point ces enfants sont désireux d’apprendre à lire et à écrire. Pour eux, c’est déjà une belle réussite en soi.

L’alphabétisation est vecteur d’insertion sociale et professionnelle. Nous les accompagnons dans cette prise de conscience que la connaissance leur permettra de choisir leur avenir.

Nous procédons de deux manières différentes, afin de nous adapter à chaque enfant et à son histoire.


Inscription dans les écoles du quartier pour les plus jeunes et pour ceux ayant déjà suivi une scolarité,

Suivi des devoirs avec les éducateurs,

Contact réguliers avec les instituteurs,

Réajustement au niveau demandé,

Instituteur à domicile pour les plus grands,

Evaluation individuelle pour établir le niveau de chacun,

Plan d'enseignement individuel, visant dans un premier temps la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul.

Evaluation mensuelle de chaque enfant afin d'adapter et de faire évoluer l'enseignement en fonction du rythme et des compétences de chacun.

 

Les activités culturelles et sportives

Les enfants des rues ont de nombreuses compétences, des aptitudes manuelles, des capacités intellectuelles. Il est important de préserver chez eux les valeurs de la rue : volonté, débrouillardise, esprit d’initiative, facilité d’adaptation, solidarité.

En partant de leurs intérêts, à travers différentes activités, nous tachons de faire émerger les compétences de chacun pour en faire des outils de travail, afin de donner à chacun une perspective d’avenir.

Toute activité a des vertus pédagogiques et éducatives :

Développer la curiosité et le désir de faire,

Développer les dons personnels de l’enfant et le sentiment qu’il peut, dans une certaine mesure, maîtriser les évènements de sa vie,

S’exprimer par la parole et le corps,

Rencontrer et échanger,

Favoriser la compréhension et l'intégration des règles sociales,

Développer la maîtrise du corps et de l’esprit.

Nous favorisons la mise en place des activités qui intéressent les enfants:

Football, basket, musculation, jonglerie, acrobatie, arts martiaux, musique, chant, danse, dessin, écriture, poterie…

Nous les ouvrons au monde extérieur :

Nous souhaitons insuffler une ouverture culturelle et favoriser l’insertion sociale des enfants.

Participation aux célébrations culturelles locales et familiales,

Rencontres sportives du quartier,

Bibliothèque,

Spectacles,

Ateliers de cirque, de théâtre,

Accueil de visiteurs.

La formation professionnelle

En accord avec les jeunes, nous mettons en place des formations adaptées à leurs intérêts, à leurs compétences et au marché du travail (en tenant compte des secteurs d’activités qui marchent, des métiers d’avenir).

Formations en centre

Formations d’une durée de 6 mois à 1 an, permettant aux jeunes de découvrir différents métiers

Apprentissage chez un professionnel

Collaboration avec des professionnels qui souhaitent transmettre leurs savoirs

Mise en place d’un contrat d’apprentissage pour 1 an minimum, et pouvant déboucher sur un contrat de travail

Lorsque ces apprentissages sont rémunérés, une partie du salaire est mis de côté pour le jeune afin qu’il ait un petit pécule lorsqu’il quittera la maison d’accueil.

L’autre partie lui est donnée, afin qu’il comprenne la valeur du travail et le résultat des efforts.

Le taux de chômage est très élevé à Madagascar. Une solution prometteuse est d’aider les jeunes à créer eux-mêmes leur propre emploi grâce à un système de micro-crédits.

Le but du projet est d’aider les jeunes à devenir indépendant financièrement. Leur permettre d’avoir un métier, un salaire, une maison à eux. Tout le processus éducatif vise cette autonomie. Les formations sont la dernière étape avant le départ de la maison d’accueil.

 

Le départ

L’objectif est de mener les jeunes à l’autonomie financière, afin qu’ils puissent subvenir seuls à leurs besoins. Le départ de la structure ne se fait donc pas en fonction de l’âge, mais de l’indépendance financière et affective.

Nous accompagnons les jeunes dans leur installation :

Aide financière pour l’emménagement à condition qu’ils soient réguliers dans leur travail

Accompagnement dans la gestion de l’argent,

Diminution progressive de l’aide,

Soutien affectif.

Sanctions et conditions d’exclusion

En cas de manquement important au règlement intérieur régissant la vie des maisons, centres ,,,, des sanctions doivent être prises. Ce règlement est rédigé en commun entre l’équipe éducative et les enfants, afin que ces règles soient cohérentes et intégrées par tous.

Toute violation grave des règles (vol et actes de délinquance) est une rupture du contrat qui entraîne une exclusion. Celle-ci peut n’être que temporaire, l’enfant pouvant être de nouveau accueilli dans la maison s’il revient en ayant réfléchi à ses actes. Nous partons du principe que personne ne peut changer du jour au lendemain des années d’habitude, et que ce changement de comportement est un long processus. Notre politique est d’adapter les réponses et les sanctions, en tenant compte des antécédents et des évolutions de chacun.

Une période « d’essai » est mise en place lors de la réintégration du jeune dans le groupe et est finalisée par un « rituel » de retour.


 

 


 Les acteurs du projet


 L’association française PETIT A P'TIT

Elle définit la politique du projet et ses orientations stratégiques.

Elle cherche les financements permettant la réalisation du projet (parrainage mécénat, organisation divers).

Elle reçoit les financements et gère le budget global.

Elle envoie l’argent nécessaire à l’association malgache.

Elle suit l'évolution du projet.

Elle communique autour du projet avec les parrains et les mécènes a travers ;

Un site internet, un blog journalier, un bulletin trimestriel

 

L' association malgache

Elle reçoit les financements de l'association française et gère le budget local.

Elle synthétise les demandes et les attentes des maisons d’accueil.

Elle synthétise les demandes de la société civile locale.

Elle suit l’évolution du projet et veille à ce que les objectifs soient respectés.

Elle recherche des financements locaux pour le projet.

Elle établit un bilan trimestriel du projet et étudie les différentes possibilités d'évolution, en tenant compte des réalités humaines et financières.

Elle repond a toutes demandes de l'association.


 Les enfants

L’expression des enfants a un rôle prépondérant dans la conduite des activitésdes centres. Ils participent activement au projet.

Réunions avec les enfants une fois par semaine

Recueillir les attentes et les besoins de chacun,

Poser les problèmes et permettre leurs résolutions,

Proposer, suggérer, s’exprimer et s’expliquer.

 Réunions informelles

Discuter dès que des questions ou des problèmes importants surgissent


 

 

PETIT A P'TIT


 

Nous vous proposons de vous associer à notre projet d'aide aux enfants

En parrainant l'ensemble d'un centre, d'un projet ou encore en tant que

simple bénévole.

C'est vous donner la satisfaction d'étre utile à quelque chose de grand, .

C'est partager leur peine et leur joie dans le respect de leur racine.